Lundi 17 décembre 2007
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Salut à tous,
Voici l'histoire de la naissance d'un mur, grâce à une phrase apparemment anodine prononcée par monsieur Gonçalves.
Monsieur Gonçalves, c'est notre ancien maçon, celui qui avait oeuvré à Colombes. Un excellent maçon, qui a fait du très bon boulot, et dont les conseils avisés me manquent parfois. Lorsque nous
avions décidé de casser quelques cloisons en arrivant à Colombes (une seconde nature chez nous), il s'était montré prudent, me conseillant de monter un mur de soutien près de l'escalier pour éviter
tout risque de défaut de structure. Je m'étais sagement rangé à son avis.
Et avec son accent si unique, un midi, devant son mur fraîchement monté, il m'avait lancé (en roulant bien les r) : "Regalllldez-moi ce moull, monsieur Henlllié, il poulllait souppollter la toul
Eiffel à loui tout sol". J'ai gardé cette phrase en mémoire, et je crois bien que je ne l'oublierai jamais ! Ne croyez pas que je me moque, c'est juste une phrase qui a une importance capitale dans
cet épisode, car elle a, à elle toute seule, modifié les travaux de rénovation de la cour, et je vais vous raconter pourquoi.
Au départ, il n'était pas question de faire un mur dans la cour, juste de taluter un peu pour faire une descente en glacis avec de la terre (voir épisode précédent). Mais après les opérations de
terrassement, cette descente s'est avérée beaucoup plus sévère que je ne l'imaginais, même avec l'apport de terre. En débouchant sur des pavés grès, ça sentait vraiment trop les urgences.
Voyez vous même, ici la butte talutée par les terrassiers, avec la terre en attente au-dessus. Ca ne vous rappelle pas le début de la piste de kilomètre lancé aux Arcs ?
C'est à ce moment précis, en regardant cette pente, que je me suis dit : "si monsieur Gonçalves était là, il me ferait un mur qui supporterait la tour Eiffel. Bon sang, mais là voilà la solution !"
Aussitôt, j'ai appelé notre nouveau maçon (tout aussi pro, mais sans l'accent), pour lui demander un devis.
Et voici le résultat. Un mur de 6 mètres cinquantes, qui ne supporterait peut-être pas la tour Eiffel, mais qui permettra d'obtenir une descente beaucoup plus douce !
Vous me direz : "oui, mais ton mur, il est tout aussi dangereux pour les enfants". Et là, je vous réponds : "peut-être pas, si un jour nous plantons une haie en amont, qui le rendra moins
accessible par le haut". Et s'il prend l'envie aux enfants d'aller jouer les Patrick Edlinger depuis la cour, alors là... là... ben je ne sais pas, on avisera !!!
Vous aurez remarqué le tas de pavés dans le coin, en bas à droite de la photo, qui attend son heure. Ce sont des pavés très anciens, en grès, hétérogènes en teinte et en dimensions, mais qui
devraient donner un chouette rendu. Heureusement que les manifs étudiantes se sont un peu calmées, on aurait presque pu passer pour un QG munitions, si près de la fac.
Le terrassement est donc effectué, le mur est monté, les niveaux sont faits. La pose des pavés devrait donc venir prochainement, juste avant la trêve de Noël que les maçons auront bien mérité,
après ces jours glaciaires passés dans l'enfer des pavés du nord (sans vélo). A bientôt !